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10e Saison EDITION SPECIALE du 9 septembre 2017 au 24 juin 2018
# Cycle de concerts d'automne 2017 (sept. à déc.) : 5 concerts # ouverture de la billetterie le 1er août 2017
# Cycle de concerts de printemps 2018 (mars à juin) : 3 concerts # parution le 1er janvier 2018
# Festival de clôture du 22 au 24 juin 2018 # parution le 1er janvier 2018

Présentation de la Saison Internationale

En 2008 était créé le Festival Callinet par Théodore Linder, descendant de l’illustre famille d’organiers rouffachois, comptant parmi les plus grandes manufactures d’orgues françaises.
 Suite à son succès, le Festival s’est élargi pour devenir en 2011 Festival des Orgues d’Alsace.

Etape ultime, s’étalant désormais de septembre à juin et valorisant la musique sacrée dont l’orgue est l’instrument-roi, il devient aujourd’hui Saison Internationale de Musique Sacrée et d’Orgue d’Alsace. Avec plus de 120 concerts prestigieux organisés, elle rayonne au-delà des frontières. Les plus grandes formations ont été invitées (Maîtrise du King’s College de Cambridge, Concert de l’Hostel-Dieu, Maîtrise de la Cathédrale Notre-Dame de Paris) ainsi que des organistes mondialement connus.

La Saison Internationale est une structure globale qui n’organise pas seulement des concerts mais appréhende également toute leur réalité culturelle. Elle se compose de 7 segments.

  • Cycle international de concerts 
de musique sacrée « Lux aeterna  »
  • Chœur et orchestre semi-professionnel d’Alsace en résidence « Capella Sacra  »
  • Circuit touristique intercommunal balisé « la route des orgues  » 

  • Emission radio mensuelle sur Accent 4 « la voix des anges  » 
(podcastée sur notre site) 

  • Action pédagogique scolaire « la semaine de l’orgue  » 

  • Collection de CD « orgues d’Alsace  » (en vente sur notre site) 

  • Revue d’Histoire de l’Orgue en Alsace « RHOA  » (en vente sur notre site) 


L’Alsace, terre d’exception, possède un patrimoine organistique hors du commun, premier en Europe par sa densité et sa qualité. La musique sacrée y a toujours tenu une place de choix, reflet d’une culture et créateur de lien social. Celle-ci joua un rôle prépondérant, devenant le vecteur principal de transmission d’une identité, d’un patrimoine musical et esthétique.

Deux objectifs principaux :

  • Valoriser le répertoire musical sacré, riche d’un millénaire d’histoire & le patrimoine organistique alsacien, unique en Europe ;
  • Diffuser la musique sur les territoires, notamment ruraux, en bâtissant nos concerts comme l’événement annuel des communes où nous intervenons.

Deux axes :

  • L’excellence : en programmant des artistes ainsi que des ensembles orchestraux et vocaux de stature internationale permettant un rayonnement régional et suprarégional ;
  • La proximité : en étant un catalyseur des forces locales, permettant de mettre en réseau et de stimuler tous les acteurs musicaux du territoire.

Veiller à la mise en œuvre de ces deux préoccupations permet le brassage de deux types de publics, faisant ainsi la richesse des manifestations proposées : un public local, d’une part ; un public de mélomanes avertis venant de France, de Suisse et d’Allemagne d’autre part.

Nos principes d’action :

  • Associer à l’orgue des ensembles instrumentaux et vocaux prestigieux
  • Proposer des prestations de très haut niveau artistique et culturel
  • Permettre à de jeunes artistes de se produire
  • 
Valoriser le répertoire sacré
  • Révéler les particularités de chaque orgue, objet de patrimoine et de culture
  • Organiser des conférences-colloques ouverts à tout public
  • Réaliser des actions pédagogiques auprès des écoles

Parrains officiels
Madame Brigitte KLINCKERT, Vice-Présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin à la Culture

Présidences d'honneur
*1er président d'honneur (mandat 2008-2012) # Théodore Linder
Docteur vétérinaire, descendant des Callinet facteurs d'orgue

*2e président d'honneur (mandat 2013-2017) # Serge Thirode
Proviseur hors-classe à l’honorariat - Commandeur dans l’ordre des Palmes Académiques
Chevalier dans l’ordre national du mérite

Présidence
Maître Michel Welschinger
Avocat à la Cour de Colmar
Délégué au Mécénat

Vice-présidence
François Goettelmann
Gouverneur honoraire du Rotary Club – Alsace
Ingénieur émérite

Direction Générale & Artistique
Cyril Pallaud
Chef de choeur & d'orchestre, organiste
Agrégé en Musique
 - Prix Talent d’Avenir de la Fond'Action Alsace 2011

Administration Générale
Senior-Manager : Gilbert Buecher
Directeur Commercial Honoraire
Délégué à la production
Assistant : Vincent Thomann
Délégué à la diffusion et aux relations inter-artistes

Comptabilité & Trésorerie
Didier Pallaud
Agrégé de Mathématiques

Secrétariat
Josiane Zibret
Professeur de Lettres Modernes
Déléguée à la logistique 

Administrateurs

Francis Hirn
Directeur Général des D.N.A.

Huguette Schwaederlé
Cadre honoraire de l’hôpital Pasteur (Colmar)

Editorial 2013

Orgue et culture profane, un oxymoron ?

D’après le journal La Croix, 4% des français sont des chrétiens pratiquants, donc susceptibles d’êtrerégulièrement en contact avec le « roi des instruments ». Or, simple constat, cette proportion diminue régulièrement depuis une cinquantaine d’années. Ainsi, cette désaffection de la fréquentation des offices à l’Eglise ou au Temple a des conséquences directes sur l’orgue, sur son image et sur sa pratique.

La majeure partie du patrimoine des orgues d’Alsace provient d’ une époque, le 19 e siècle, où la foi chrétienne était au cœur de notre société. Elle rythmait la vie quotidienne de générations de nos aïeux. Dans des églises combles, l’orgue tenait un rôle fonctionnel et symbolique essentiel  : il ornait l’édifice et embellissait la Liturgie des cérémonies.

Aujourd’hui, la conjoncture est fondamentalement différente. L’Eglise a depuis longtemps cessé d’être le premier mécène des Arts qu’elle fut pendant près d’un millénaire. Rappelons-nous cette anecdote : Raphaël, appelé par le Pape Léon X, était en train de réaliser au Vatican quelques-uns de ses chefs-d’œuvre lorsque Luther arriva pour dénoncer l’une des affaires qui secoua l’Eglise, la « Querelle des Indulgences ». Sans entrer plus avant, notons simplement que, sur le plan de l’Art donc de la culture, Raphaël n’a jamais compris pourquoi l’on dénigrait une institution qui permettait aux grands génies de l’humanité de se révéler, de vivre et de concevoir leurs plus belles réalisations. Nous oublions peut-être aujourd’hui,lorsque nous visitons le Prado, le Louvre ou l’ Alte Pinakoteck,que l’écrasante majorité des toiles proviennent d’églises et de couvents et sont, avant tout, des représentations de sujets religieux. Sans l’Eglise et son argent, nul Michel-Ange, nul Raphaël, nul Titien, Rubens, Caravage, … nul orgue.

Orgue sans église ?

Pour ne pas disparaître, l’orgue a dû, comme tout phénomène dans la nature,s’adapter. Pas seulement l’orgue, mais aussi, de manière plus générale, la musique sacrée. Une rapide étude montre que les « concerts d’orgue » sont apparus de façon généralisée à l’époque oùles églises commencèrent à se vider. De même, les « concerts spirituels » (au sens de concert de musique religieuse, à ne pas confondre avec l’organisation éponyme apparue au 18 e siècle) apparurent à partir du moment où les grandes œuvres de musique sacrée (messes polyphoniques, motets,…) ne furent plus interprétées dans le cadre des offices religieux. Soit par manque d’argent, soit par décision du Clergé.

Prenons un simple exemple :aujourd’hui, durant les périodes de l’Avent et de Carême, plusieurs centaines de concerts sont organisés dans les lieux sacrés. Force de Passion de Bach, d’ Oratorio de Haendel, de Messe du Couronnement de Mozart et de Requiem y sont donnés. Cette pratique n’existe, de façon régulière, que depuis une centaine d’années. Auparavant, toutes ces œuvres, qui n’ont jamais été écrites pour le concert, étaient données dans le cadre de services religieux.Comprenons bien, ce sont les musiciens et les compositeurs, pour éviter la mort de leur musique, qui décidèrent d’organiser ces manifestations publiques durant lesquelles furent interprétées leurs œuvres sacrées.

Le premier véritable concert de musique dite sacrée date de 1829. Ce fut la recréation, par F. Mendelssohn à Leipzig, de la Passion selon St-Matthieu de J.S. Bach. Cet épisode, ponctuel, ne signifie pas le début d’une pratique nouvelle qui ne débuta qu’à la fin du 19 e siècle. Il montre, au contraire, l’incompréhension des contemporains face à pareille démarche. Les manchettes de l’époque, toujours consultables, ne savaient pas comment nommer cette « représentation ». S’agit-il d’un culte, d’un concert, d’un événement hybride ?

L’avenir de l’orgue est dans l’excellence !

Dans ce contexte, le Festival des Orgues d’Alsace souhaite jouer un rôle moteur dans la reconnaissance du splendide patrimoine organistique alsacien. La production de concerts et de manifestations autour de l’orgue est aujourd’hui indispensable pour sauvegarder nos instruments, pour justifier leur entretien et leur restauration.

Depuis le Concordat, le Pouvoir municipal a remplacé la paroisse pour financer l’acquisition et la restauration des instruments. En revanche,son attitude a considérablement évolué depuis la deuxième guerre mondiale. Si auparavant l’orgue était un objet de prestige, témoin de la richesse d’une commune donc justifiant des dépenses en conséquence, aujourd’hui, il a largement perdu son rang de témoin du patrimoine communal. Il y a quelques années, une commune du vignoble lançait la restauration de son orgue. Les caisses communales pouvaient tout à fait supporter la charge de l’intégralité du chantier. Néanmoins le Maire trancha par un : « 5% de mes administrés vont à la Messe, la commune financera donc 5% du montant de la restauration ». A court terme et de façon pragmatique la prise de position de cet élu était sûrement justifiée. Pour se faire réélire, il est aujourd’hui plus judicieux d’agrandir le terrain de football et la salle des fêtes que de restaurer l’orgue, bien que ce dernier soit patrimoine communal.

 D’un autre côté, lorsque l’on décide de restaurer l’orgue, l’aspect financier devient déterminant aux dépens des aspects techniques et artistiques. Depuis l’ordonnance de 1837, les appels d’offres concernant la construction ou la restauration des orgues sont rigoureusement réglementés, via la mise en concurrence. Désormais, dans neuf cas sur dix, le choix se porte sur le facteur d’orgues le moins offrant,forçant les compétiteurs à casser les prix.

 Revenons un instant à Raphaël et à Michel-Ange : ils étaient les plus chers. Or, qui aujourd’hui se souvient encore des peintres et des sculpteurs les moins chers de cette époque ? Conserve-t-on encore leurs toiles dans nos musées, ces musées qui, en faisant rayonner la culture et la civilisation européennes par delà le monde, font de la France le pays le plus visité de notre planète,et apportent des milliards de devises ?

Pour nous, le seul avenir de la facture d’orgues est l’excellence. Le facteur d’orgues ne doit plus être un artisan. Il ne peut plus l’être car s’il veut survivre au 21 e siècle, il doit devenir, redevenir, un artiste et un scientifique, un génie des sons et de l’harmonie pour toucher et émouvoir un public en besoin d’émotion.Pour cela, il faut lui en donner les moyens !

Aujourd’hui, les 1250 orgues d’Alsace sont, hélas, en surnombre par rapport aux besoins. Faute de prêtres et d’organistes, elles sont, pour une grande partie, muettes. La première bataille de survie semble désormais perdue. Dans un siècle, il ne restera plus que quelques centaines d’instruments utilisables et jouables. En conséquence, l’Alsace doit saisir sa chance et miser, non sur la quantité, mais sur la qualité. Ainsi, chaque instrument exceptionnel devrait pouvoir se prévaloir d’être au cœur d’une activité culturelle intense.

Hegel, Esthétiques  : « La musique est un mode d’expression de l’intériorité pure. (…) Elle est l’art dont l’âme se sert pour agir sur les âmes. »

Editorial 2012

Pourquoi ? 

Pourquoi la musique existe-t-elle ? Pourquoi a-t-elle été inventée ? Pourquoi est-elle indubitablement liée à la condition humaine…

Au 17e siècle, la musique fut définie comme la « servante maîtresse » du texte, oxymore merveilleux. L’existence même d’œuvres musicales signifie, en effet, que le texte ne peut tout exprimer, le pouvoir des mots s’arrête ainsi là où commence celui de la musique.

Nous pourrions gloser longuement sur le rôle même de cet art et de cette science. S’adresse-t-il à notre cœur ou à notre intellect, pour reprendre la dichotomie traditionnelle : sans doute les deux à la fois, car une fois le discours musical émis, il ne s’appartient plus. C’est vous, auditeurs, public, qui en le recevant le faites vôtre. Mais, Bach vous répondra, de sa lointaine Saxe, que la musique peut exister par elle-même, sans être interprétée, comme cela fut le cas pour sa grande Messe en Si… 

Ainsi, pourquoi un Festival ? La réponse est double : pour un patrimoine et pour un public. Tout d’abord pour un patrimoine organistique exceptionnel, qu’il faut contribuer à conserver et à sauver. De nombreux instruments n’ont plus connu de concerts depuis des décennies, d’autres n’ont plus d’organistes et ne sont simplement plus utilisés. Apporter en ces lieux, culture et art musical, est donc une mission fondamentale que s’est donnée notre Festival, afin de valoriser au mieux nos territoires.

Aujourd’hui, la Culture française, l’art et la création sont, plus que jamais, menacés. Moins de 1% des jeunes générations avouent s’intéresser à la musique dite « classique », tandis que le public de mélomanes vieilli inéluctablement. Sauver notre patrimoine musical, constitutif de notre culture et de notre civilisation est devenu, aujourd’hui, un enjeu majeur auquel nous souhaitons et nous devons contribuer.

Or, tout ceci n’est destiné qu’à vous public, sans qui nous ne serions rien. En 2011, les habitants de la commune de Dessenheim ont pu entendre la Maîtrise de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ensemble parmi les plus prestigieux de notre Continent. Cet événement exceptionnel démontre que la culture n’est pas réservée aux métropoles mais qu’elle est bien accessible à tous.

2012, cinq ans et un nouveau nom

Après cinq ans d’existence, le Festival Callinet a choisi de changer de titulature, afin d’être en adéquation avec ses productions. Le Festival des Orgues d’Alsace devient donc notre nouvelle dénomination, montrant notre souhait de valoriser l’ensemble du patrimoine organistique alsacien.

L’an passé fut riche en récompenses, le Prix Talent d’Avenir de la Fond’action Alsace récompensa l’ensemble de nos actions, tandis que le « Léon d’Or », plus haute distinction décernée par l’association parisienne Boëllmann-Gigout, fut décerné à notre dernière production discographique.

Consécutivement, il nous a paru important de réorienter nos thématiques annuelles. Désormais, le Festival rendra, chaque année, hommage à deux compositeurs alsaciens de talent, montrant la richesse méconnue de notre région en la matière. 2012 voyant le 150e anniversaire de la naissance de Léon Boëllmann, il était impossible de ne pas le retenir parmi nos deux vedettes de l’année ; à ses côtés, Auguste Schirlé, né à Epfig en 1895 et lauréat du Grand Prix d’Italie.

« Si la musique nous est si chère, c’est qu’elle est la parole la plus profonde de l’âme »
(R. Rolland)

Editorial 2011

Il y a quatre ans, le 28 octobre 2006, je rencontrai, à Oberhergheim, lors de l’organisation de notre premier concert, Théodore Linder, arrière-petit-neveu de Claude Ignace Callinet. De cette rencontre, entre deux passionnés, est née l’envie et l’ambition, de valoriser le patrimoine organistique alsacien, exceptionnel de par sa densité.

Innovation et imagination, dynamisme et excellence, transparence et intégrité sont devenus, au fil des années, le Credo du festival. Il ne s’agissait pas pour nous d’organiser de « simples » concerts d’orgue, comme il en existe tant en Alsace, mais bien de créer de véritables événements culturels et sociaux, rassembleurs, autour du « roi des instruments ».
Car l’orgue, et ce depuis des siècles, est un marqueur identitaire fort de la culture alsacienne. S’il n’y a pas de France sans baguette, il n’y a pas d’Alsace sans choucroute, sans vin et sans orgues ! Durant le 19e siècle, alors que la forêt d’églises alsacienne se construisait, à l’image de celle d’Oberhergheim, nos ancêtres se saignèrent à blanc afin de pouvoir acquérir, non un harmonium, mais un orgue. 

Il ne faut pas oublier que c’est lors des dernières grandes crises frumentaires que l’on construisit le plus d’orgues en Alsace. Si le maillage territorial dense et la ferveur religieuse peuvent expliquer en partie ce phénomène, qui n’existe nulle part ailleurs en France, la raison principale reste l’attachement des alsaciens à la musique et au patrimoine. 

A l’ère du numérique et de l’instantanéité nous oublions peut-être quel fut le rôle de l’orgue durant des siècles : celui, tout simplement d’amener « la musique » et par voie de fait une part « de la culture » dans l’ensemble de nos villes et villages. Sans orgue, pas de musique sacrée, sans harmonie, pas de musique profane. L’orgue, qui étymologiquement signifie « homme », « être humain », est un « méta-instrument » surpassant tous les autres en taille et en richesse de timbre. La science qui étudie les instruments ne se nomme-t-elle pas « organologie » ? Car, au départ, le mot orgue désigne bien tous les instruments, signe de son importance.

Durant des siècles, le facteur d’orgues, l’organier fut considéré comme un artiste de haute condition. Sa responsabilité était lourde : concevoir un instrument exceptionnel, le plus parfait possible, car à l’image du Dieu qu’il devait servir par sa musique. Peu importait le coût de l’instrument, souvent une année entière du budget de la commune, peu importait s’il fallait couper 20 hectares de forêt pour le payer, l’important était de posséder ce joyau.

Aujourd’hui, la survie de ce magnifique patrimoine est entre vos mains, entre nos mains. Nous en sommes les propriétaires, les destinataires et les utilisateurs. A nous et au festival de les faire vivre et rayonner sur notre territoire, à nous et au festival d’en faire profiter le plus de personnes. Au festival Callinet de faire redécouvrir – en ces temps où les valeurs et les centres d’intérêts ont peut-être changé – la richesse du « roi des instruments ».

Depuis ce 28 octobre 2006, ce sont plus de 40 concerts organisés, plus de 4.000 enfants concernés par « la semaine de l’orgue », plus de 30 émissions radiophoniques réalisées, …

La programmation artistique du festival fait le choix de l’excellence. Riche de notre expérience, l’orgue est le plus souvent possible associé à des ensembles prestigieux. A côté de grands artistes, les concerts d’été laissent la place aux jeunes musiciens, premiers prix de conservatoire. La diversité artistique est également visible dans la programmation d’ensembles orchestraux mêlant professionnels et amateurs.

Chaque édition du festival possède une thématique fine et originale. Après « la musique expression des passions de l’âme (R. Descartes) en 2010, l’année 2011 explore « la musique comme langue universelle ». Partant des monodies médiévales, nous irons jusqu’à l’expression contemporaine avec l’œuvre de Jean Guillou « Alice au pays des orgues » et ses improvisations. 

L’orgue est au-delà de la « voix humaine » comme l’indique son registre, il est « voix des anges ». Instrument orchestre, il peut tout exprimer, tout imiter. Ses facettes multiples, ses coloris chatoyants, sa palette chromatique infinie nous permettent d’entrevoir un brin d’éternité.

A travers toutes les combinaisons possibles le festival souhaite rendre hommage à ce medium incomparable qu’est l’instrument à tuyaux, démontrant ainsi que la musique est accessible à tous, quelque soit l’âge ou l’origine sociale et que cet idiome permet de véhiculer une émotion immense.

Quarendo invenientis (J.S. Bach)
Qui cherche, trouve