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10e Saison EDITION SPECIALE du 9 septembre 2017 au 24 juin 2018
# Cycle de concerts d'automne 2017 (sept. à déc.) : 5 concerts # ouverture de la billetterie le 1er août 2017
# Cycle de concerts de printemps 2018 (mars à juin) : 3 concerts # parution le 1er janvier 2018
# Festival de clôture du 22 au 24 juin 2018 # parution le 1er janvier 2018

  • Blotzheim, église St-Léger

#3# MOZART - REQUIEM

Concert exceptionnel

Production #3 : De Aeternitate 

Après la Grande Messe en ut mineur, la Capella s'attaque à la seconde grande oeuvre inachevée de Mozart, le Requiem comme si les plus grands chefs-d'oeuvre devaient toujours recéler une part d'ombre et de mystère. Qui en fut le commanditaire ? Quels sont les passages de la main de Mozart ? Durant des siècles, des légendes furent bâties sur ces connaissances lacunaires et de nombreuses querelles musicologiques firent rages.

Aujourd'hui, nous vous proposons d'entendre la version complétée et corrigée de R.D. Levin, datée de 1995 et qui fait aujourd'hui référence en tant que version la plus aboutie et fidèle possible à l'aune de nos connaissances. Donnée en diapason (430Hz) et sur instruments d'époque, les solistes en seront : Anaïs Mahikian, soprano - Coline Dutilleul, mezzo - Camille Tresmontant, ténor - Nathanael Tavernier, basse

Entre tradition et modernité, les derniers mots de Mozart
Composé par un Mozart au seuil de la mort, le Requiem reprend de nombreux codes antérieurs dans sa forme et son langage. Néanmoins, plusieurs innovations marquantes ou choix audacieux mettent en lumière la pensée mozartienne qui ne pouvait être bridée. Citons deux exemples. La couleur de l'orchestre tout d'abord est beaucoup plus sombre qu'à l'accoutumée, Mozart ayant remplacé les bois aigus par des cors de basset, une véritable révolution. Notre compositeur ne confie ensuite aucun air aux solistes et cantonne l'orchestre dans un rôle d'accompagnateur et de soutien au choeur, ce dernier ayant véritablement le premier rôle.

Sursum corda, du choeur au coeur 
 Mozart tranche donc ici avec les obligations de l'opéra où les airs étaient indispensables pour renouer avec l'antique tradition sacrée, visible de Venise à Leipzig, de Gabrieli à Bach. La place qu'il donne au choeur ne peut laisser indifférent. Tout part de lui, tout revient à lui. Dans les manuscrits qui nous sont parvenus, aucun doute n'est permis, la flamme créatrice vient du choeur et du coeur, les parties orchestrales étant complétées dans un second temps. On ne peut s'empêcher d'imaginer que c'est bel et bien Mozart qui nous parle à travers lui.

Analyse complète du Requiem dans le programme de salle du 15 octobre, puis sur notre site internet.

Les artistes

  • Entrée libre participation